Monde du livre , des revues et des bibliothèques

Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 13:28
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Youtube peut receler de vraies pépites !! Voici une découverte de ce jour sur le métier de bibliothécaire, présenté par le Gouvernement des Etats-Unis en 1946, dans la série "Your Life Work" afin de créer des vocations parmi les étudiants. Le film a été réalisé au sein de la Bibliothèque de l'Université  d'Etat de l'Iowa.

Ce qui est requis pour devenir  "a good librarian" ? "Love for Books and love for people" et "Bring books and people together" voilà les clés d'un bon bibliothécaire ... Malgré le côté désuet de la mise en scène, ce film restitue avec beaucoup de justesse l'ensemble des missions d'un bibliothécaire, et à ce titre, est toujours d'actualité ...

 


En tout cas, le bibliothécaire américain de 1946 et celui de 2008, rencontrent toujours les mêmes situations ... Qu'il est bon de voir certaines choses immuables :)

The boy : I'm looking for a book on television, but I forgot ...
The librarian : Do you know the author ?
The boy : No, and I don't know the title either; but it's a blue book ..."

Et le commentateur de souligner ce point important qui résume l'art du catalogage : "Because the cataloguer did a good job, the book was easily located" !! La catalogue ... partenaire N°1 de SherlockHomesthécaire. 

Enfin bibliothécaire est toujours un métier d'avenir ... la preuve en musique : "I want to be a librarian" par Haunted Love.


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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 13:11
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Vu par les Têtes à Claques - www.tetesaclaques.tv



Mr. Bean, le cauchemar des fonds patrimoniaux ...



Cookie Monster à la bibliothèque ... un épisode du Muppet Show (Sesame Street)

Simply ... love it !



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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /Mai /2008 15:18
- Publié dans : Monde du livre , des revues et des bibliothèques

Il complète à merveille les thématiques abordées dans Qui lit tout petit lit toute la vie, en replaçant le livre dans son contexte concurrentiel : quelle est la place du livre par rapport aux autres média ? Comment préserver la place de l'écrit dans notre culture interactive ? De quelles façons guider les enfants dans le choix de leurs sources d'information ? Quelles menaces pèsent sur son modèle économique ?

Des questions d'ordre sociétal sont également évoquées : comment inciter les jeunes à aller en bibliothèque et quels sont les enjeux relevant de leurs pratiques culturelles ? Un guide nécessaire pour faire le point et innover face aux pratiques littéraires des jeunes entre littérature scolaire et lecture-plaisir.

 

Aimer lire : guide pour aider les enfants à devenir lecteurs,
Ouvrage collectif de Claire Boniface, Frédérique Lorenceau, Marie Lallouet, Delphine Saulière.
Editions Bayard Jeunesse.
155 pages. 19,90€. ISBN : 2-7470-1483-5


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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 18:30
- Publié dans : Monde du livre , des revues et des bibliothèques
etrangemaladie1.jpg Assez rares pour être remarqués et appréciés, les livres bilingues jeunesse font cruellement défaut. Et pourtant nombreux sont les "usages" de ces livres, qui permettent aux petits de découvrir une autre culture à travers sa littérature, mais également aux plus jeunes de s'intégrer plus facilement et de conserver l'atout que représente la bilinguisme au foyer.
Constatant cette carence, Saäd Bouri, directeur des éditions du Jasmin, choisit dès lors de créer et  développer une maison d'édition répondant à cette demande. Une première collection paraît , Je découvre les métiers (français/arabe), un format cartonné accessible aux touts-petits qui apprennent à parler. Puis l'offre éditoriale s'ouvre aux plus grands avec deux collections : Premiers undefined contes , dès 5 ans, qui rassemblent les contes traditionnels d'Afrique noire (Mozambique, Tanzanie, Sierra Leone, Zambie, Congo, Boyswana) ; et enfin Contes d'Orient et d'Occident, accessible  dès 9 ans, et qui mêle à la fois classiques et créations contemporaines.
Cette dernière fut particulièrement plébiscitée lors de l'attribution du Prix Saint Exupéry Valeurs Jeunesse aux Contes de l'Alphabet, qui en trois volumes, proposent 26 contes poétiques, fantastiques, humoristiques ou merveilleux.
Trois autres collections jeunesse ont rejoint depuis cette ligne éditoriale : Karé, consacrée aux albums (dès 5 ans), et Roman Jeunesse, pour les lecteurs de 9 et plus et aux genres et thèmes variés, et Biographies, dont l'originalité est de faire découvrir, aux jeunes lecteurs notamment, une vie écrite avec un style fluide, aussi agréables à lire qu'un roman.

lievre.jpg Parallélement aux livres jeunesse, une collection, Le Simoun, est consacrée à la réédition de récits de voyages et essais sur le monde arabe : Reconnaissance au Maroc de Charles de Foucauld, Quinze jours au Sinaï d'Alexandre Dumas, récits de Voyages dans l'Empire de Maroc et En Turquie et en Egypte de Jean Potocki (1761-1815), Le Culte des grottes d'Henri Basset, historien du début du XXème siècle, Les Cérémonies du mariage au Maroc, d'Edward Westermarck ainsi qu'une chronique satirique sur l'Egypte, Ce que nous conta 'Îsâ Ibn Hichâm de Mohammad Muwaylihî, traduite pour la première fois.

Une nouvelle collection "Pays d'enfance" est consacrée à la poésie contemporaine. Sous la direction de Chantal Miglioli,elle est destinée aux enfants et adolescents.

Les éditions du Jasmin sont également distributeurs.

Entretien avec Saäd Bouri, fondateur et directeur des éditions du Jasmin :


Lir
undefined e, Ecouter, Voir : Pouvez-vous nous présenter les éditions du Jasmin ? A-t-il été difficile de créer cette maison d'édition ?
Saäd Bouri : Les Editions du Jasmin ? Une maison d'édition qui essaie de publier des livres originaux, de mettre en avant des auteurs et des illustrateurs, même et surtout s'ils sont peu connus;  nous avons publié à de nombreuses reprises le premier livre d'un auteur ou d'un illustrateur. Notre ligne éditoriale est de faire découvrirdifférentes cultures. Mais elle n'est pas figée : nous nous autorisons à publier des coups de coeur, même s'ils n'entrent pas vraiment dans cette ligne éditoriale ou dans une collection existante. Par ailleurs, nous publions différents genres : contes, roman, essais, poésie, biographies, et essayons de toucher toutes les tranches d'âge.

LEV : A-t-il été difficile de créer cette maison d'édition ?
S.B : Il n'est pas facile de créer une maison d'édition à partir de rien. L'édition est un métier très capitalistique : il faut investir beaucoup avant d'espérer avoir un retour sur investissement. Enparticulier, asseoir une image auprès du public et des professionnels du livre peut prendre beaucoup de temps.
 
LEV: Les livres bilingues représentent un pourcentage infime de la production jeunesse. Avez-vous rencontré des difficultés particulières à créer une telle ligne éditoriale ou votre initiative était-elle très attendue sur le marché du livre et a été soutenue ?
S.B : Nos livres en deux versions française et arabe ont été le point de départ de la maison d'édition. Depuis, nous avons publié quelques autres livres bilingues, mais c'est une proportion très faible de notre production. Notre initiative était attendue par un certain public, et d'autres éditeurs (L'école des loisirs en particulier) ont publié des livres bilingues français-arabe après nous. Je ne sais pas s'ils ont continué, la rentabilité de ce type de livre étant faible. Depuis, nous avons publié un autre livre bilingue, français-sango (le sango étant la languemajoritaire de la république centrafricaine, qui, je crois, n'a jamais été éditée à ce jour). Nous prévoyons de créer en 2008-2009 une collection de livres bilingues dans différentes langues européennes.
cri.jpg LEV : Comment est réalisé le choix des livres à publier et de façon plus générale, comment devient-on auteur du Jasmin ? Parmi les manuscrits reçus, combien sont retenus ? Quels conseils auriez-vous pour les auteurs contactant les éditions  du Jasmin ?

S.B : Le choix des textes ou projets à publier se fait après la lecture d'un comité de lecteurs bénévoles. N'importe qui peut devenir auteur aux Editions du Jasmin, s'il écrit un texte qui est retenu par ce comité : il n'y a pas de critère de notoriété ou de diplôme... Nous publions en général 1% à 2% des manuscrits que nous recevons, soit environ 8 titres par an sur 500 à 800 manuscrits reçus.Nous conseillons à tout auteur souhaitant publier un texte chez nous d'étudier au préalable les collections existantes aux Editions du Jasmin pour estimer l'adéquation de son texte à "l'esprit jasmin".

LEV : Avez-vous de nouveaux projets ? Recherchez-vous des mécènes ?
S.B. : J'ai beaucoup de nouveaux projets éditoriaux, mais je n'en parle pas longtemps avant la parution. Les "bonnes idées" volètent souvent d'un éditeur à l'autre.


LEV : Quel regard portez-vous sur les difficultés auxquelles est confrontée l'édition ? Sur l'arrivée du numérique dans ce secteur  ?
S.B. : L'édition indépendante est en grande difficulté. Les problèmes classiques de diffusion, de distribution et de visibilité sont exacerbés par la concentration des différents points de vente entre les mêmes mains, et par la politique de "rentre-dedans" de certains grands éditeurs.Je ne suis pas très inquiet de l'arrivée du numérique dans le secteur de l'édition. Il me semble que l'édition doit elle-même s'adapter aux nouvelles technologies.
 
undefined LEV: Quelles sont à ce jour les plus belles réussites du Jasmin?
S.B. : Parmi les livres que je suis particulièrement fier d'avoir édité : les "Contes de l'alphabet" et les "Contes des six trésors" d'Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, les recueils de poèmes "Jubilations du désert" et "Ca saute aux yeux" de Philippe de Boissy, l'album "Papa-barque" de Magali Turquin, les romans "Le Cri" ou "Chat qui vole" de François David...

LEV : Je vous laisse conclure ...
S.B : A mes yeux, la réussite d'un livre n'est pas seulement une réussite commerciale. Bien sûr, j'aime que mes livres se vendent bien, c'est la condition pour pouvoir continuer cette activité. Mais je suis très fier d'avoir édité certains textes, qui, sans moi, n'auraient peut-être pas été mis la disposition du public, même s'ils ne vendent pas aussi bien que je l'aurais voulu. Je n'établis aucune corrélation entre la qualité d'un livre ou d'un texte et son succès commercial. Tant de facteurs extérieurs à la qualité intrinsèque d'un texte contribuent ou non à son succès commercial.

Les éditions du Jasmin en bref :
Directeur : Saäd Bouri
4, rue Valiton 92110 Clichy
Téléphone : 01 41 27 04 48
Fax : 01 42 70 11 59
saad.bouri@wanadoo.fr
http://www.editions-du-jasmin.com/
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 13:08
- Publié dans : Monde du livre , des revues et des bibliothèques

Lire, Ecouter, Voir : Quelle est l'origine de In-Fusion ? Pourquoi ce nom ?
Nicolas Cotten : Il se trouve qu’avant de créer In-fusion, nous appartenons à une association culturelle à Paris ou nous étions chargé de diriger la revue de cette association. Mais nous avons appris que plus tard que de gros problèmes d’argents rendaient impossible sa publication. Nous sommes donc partis avec ce que nous avions entrepris auparavant (recherche auteurs, presse, maquette, promotions).

LEV : Pourquoi "In-fusion" ?
N.C. :In car nous souhaitons que les textes soient d’actualités et fusion car nous voulons mélanger tous les genres (enfants, adultes, philo).

LEV : Comment crée-t-on une revue ?
N.C. : Tout d’abord en regardant ce qui s’est fait avant fait car par exemple faire une nouvelle revue de poésie aujourd’hui ne sert à rien. Ensuite être original (d’où l’idée du thème et de la « fusion » (mélange de textes).

LEV : Quelles principales difficultés avez-vous rencontré pour créer In-fusion ?
N.C.:La principale difficulté mais c’est celle que connaissent toutes les revues est le problème du financement. L’aide du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports nous a permis de pouvoir démarrer le premier numéro. Il a fallu aussi mettre aussi de notre argent personnel car l’aide n’a pas recouvert tous les postes notamment celui des envois.

LEV : Comment contactez-vous vos auteurs ?
N.C.: Par les auteurs que je connais, que nous découvrons en salons, sur Internet comme cela a été le cas avec Eva Born sur le site de Francopolis.

LEV : Comment est réalisé le choix des livres à publier et de façon plus générale, comment devient-on auteur chez In-Fusion ? Avez-vous un comité de lecture ?
N.C.: Nous avons un comité de lecture de 5 personnes qui décident du style et surtout que le texte respecte le thème imposé.

LEV : Combien de textes reçus sont retenus ?
N.C. : Je dirais environ 1 sur 5.

LEV : Recherchez-vous des partenariats particuliers ?
N.C. : Pas forcément mais comme c’est le cas pour le numéro 2, nous sommes très heureux de travailler avec la revue Camerounaise Hiototi de notre ami Jean-Claude Awono. Car In-fusion sait aussi rassembler autour d’elle…

LEV : Quels sont vos derniers coups de coeur littéraires ?
N.C. : De passage en Bretagne, je suis tombé sur ce journal écrit par un moine au cœur de l’Ile de Ouessant, une très belle écriture. Je le conseille vivement !

Passe de la Chimère : un moine à l'île de Quéménès de Jean-Yves Quellec. Publications de Saint-André, 2006. - 110 pages, 12 euros

Pour plus d’informations : http://www.clerlande.com

LEC : Je vous laisse conclure ...
N.C. : Gageons qu’in-fusion trouve son public et qu’elle puisse encore rassembler comme elle commence a le faire déjà.

Merci pour vos réponses et bonne continuation à In-fusion !

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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 18:00
- Publié dans : Monde du livre , des revues et des bibliothèques
filaplomb.gif Récemment j'ai eu l'occasion de découvrir, Filaplömb, une toute jeune maison d'édition consacrée à la diffusion du "voyage de poche" ! Comment cela ? 
Philippe Braye, éditeur de Filaplömb, a choisi de vous proposer de courtes nouvelles (20 pages environ)  de jeunes auteurs sous un format poche très séduisant et novateur (10 x 15 cm), que vous pouvez emmener partout ... car il tient vraiment dans la poche !

Aussi si vous êtes pressés, très occupés ou toujours à voyager, vous pourrez désormais vous adonner à votre loisir préféré - la lecture bien évidemment ! -, et ainsi découvrir des textes courts, toujours riches de sens, finement écrits et surprenants. Bravo à cette maison d'édition qui valorise ce genre qu'est la nouvelle, rare sur les tablettes de nos librairies. Redécouvrez donc avec plaisir, ces textes courts, qui offrent de beaux moments de lecture, par le talent et l'imagination dont font preuve leurs auteurs pour répondre aux exigences d'écriture et de narration de ce genre ... à part entière !

Actuellement la collection " Le Fil Littérature" comprend 6 titres (cinq sont présentés aujourd'hui), qui montre combien la nouvelle est un exercice difficile, aux contraintes d'écriture et de narration fortes, mais qui, s'il est réalisé avec brio, donne des textes beaux et intenses. Un élargissement de la collection est prévue (voir interview) !


SouffirSukuma.jpg Sukuma et le boucher Armani, de Barbara Souffir.
Cette intrigue est à l'image de son écriture : forte, subtile et violente à la fois. Un masque mystérieux. Un inconnu qui détone dans le décor. Un bar ordinaire avec des clients ordinaires. Une atmosphère étrange s'empare des lieux, jusqu'à l'incident. Inattendu. Le rythme devient trépidant, haletant renforcé par un style enlevé et oral qui ne laisse aucun répit au lecteur-témoin. Voici un univers à part ancré dans le quotidien, mais un mini-polar revêtant les atours d'une légende africaine.
Résumé de l'éditeur :
«Le silence est tombé dans le bistrot. D’un coup. Le mannequin Armani jusque là inexistant s’était retourné. Les autres se sont tus. Ils s’étaient, en un peu plus d’une heure, habitués au mec comme s’il faisait partie des meubles. Et comme ça, subitement, il avait tourné la tête et semblait scruter Françoise à travers ses verres fumés. Il s’est avancé lentement vers elle. Ses pas claquaient sur le carrelage du bistrot et résonnaient presque. Comme si les pompes luisantes prenaient tranquillement possession du territoire. Tous les yeux présents dans le bistrot le suivaient, y compris l’orbite noire de Sukuma…»


DudekCouv.jpg Copenhague, suivi de Un Couple Idéal, d'Arnaud Dudek
Deux courtes nouvelles autour du désamour et de la misère du couple emprisonné dans son quotidien, pour lequel le seul horizon se situe à l'arrière. Est évoquée ici la lassitude d'un homme face aux non-événements de sa vie amoureuse. Pour lui, les dés sont jetés mais ils n'étaient pas pipés lorsque la ferveur était à son comble et comblée ...  quel poison a coulé pour effacer cette magie ? La pesanteur du silence, le poids de la jalousie, le regret des choses passées et la difficulté de construire, voici autant de thèmes évoqués avec justesse, sous forme de portaits-miroirs dépeignant la dualité de cet étrange duo, "elle" et "il". Deux nouvelles profondes invitant à la réflexion sur le sens de l'engagement et les moyens de le faire vivre.
Résumé de l'éditeur :
«Naguère, ils vivaient bruyamment et passionnément. Ça pétaradait comme un scooter au pot d’échappement troué. Des vacances décidées à la dernière minute, en toute liberté. Du camping sauvage, des chaussures de randonnée à semelle anti-bactérienne, des paysages incroyables. Des soutiens-gorge en dentelle, des kirs royaux, des positions amoureuses médaillées d’or en G.R.S., des ascenseurs bloqués entre deux étages.
Le bonheur éternel devait suivre - logiquement. Pareil à celui de Tom Hanks et Meg Ryan dans ce film usé jusqu’à la corde que s’apprête à diffuser la troisième chaîne».


RuffelFlorence.jpg Florence de Jean-Louis Ruffel
Voici un voyage au coeur de la nuit et de la dureté du pavé : le monde des prostituées. Nous suivons la quête, un peu folle mais non insensée, d'un homme en recherche de douceur et de compréhension. Car bien au-delà d'un contact physique, on devine que cet homme recherche ce qu'il ne trouve pas par ailleurs : un peu d'humanité, preuve en est le jeu de séduction qu'il souhaite vivre. Mais la réalité reste bien en-deçà de ses désirs, car la chaleur humaine ne se limite pas à la fausse chaleur d'un corps et ne se vend pas. Cette chronique d'un "appel désespéré" montre l'obscurité de ces "transactions commerciales", froides et blessantes pour les deux protagonistes. Jusqu'à la révélation finale qui laisse coi.

Résumé de l'éditeur :
«Elle s’était assise sur le bord du lit, les yeux tournés vers la fenêtre sans rideau. Il se dirigea vers le lavabo. Il ouvrit le robinet. L’eau se mit à couler violemment à grands jets bruyants et saccadés. Dans le miroir jauni, il voyait le visage de Florence de biais, son buste un peu voûté et la pointe d’un sein. Elle ressemblait à l’un de ces mannequins de plastique dont on a ôté les vêtements et que l’on voit, après les fêtes, aux vitrines dévastées des grands magasins. Elle lui sembla vieille, malade, étrangère, hostile. Il se demanda ce qu’il foutait là, comme un grand con, avec son truc à l’air, le slip au ras des fesses…»


LisseCouv.jpg Tout le monde sait que la bonne humeur sent les fleurs, de Jessica Lisse
Deux amies. Une escapade à Paris. Des rêves. Plein la tête.  De l'insouciance  et de la légéreté. Un peu mais si peu. Car la conscience des choses périssables et des instants fugaces est forte. Cette nouvelle fraîche, plein de poésie et très musicale vous fait dire que oui, vraiment la bonne humeur sent les fleurs, et que cette nouvelle a des senteurs printanières particulièrement joyeuses.  De quoi vous redonner envie papillonner et de rêver. A votre tour !
Résumé de l'éditeur :
«Les cafés parisiens sont quelquefois beaux et bien. Nous les sélectionnons, bientôt devenons des presque expertes des bistrots parigots. Une belle vue sur la rue. Des miettes de sucre à ramasser à l’index sur le dessus de la table. De la crème à la surface. Mais également un serveur hésitant. Des enfants, des mamans, des choses de roman. Des jeunes gens, des écrivains, s’approcher se pencher pour demander :
- Qu’est ce que vous écrivez ?»


MmedeK.JPG Résumé de l'éditeur :
Et vous, qu'emmèneriez-vous sur une île déserte ?
Sans doute un tas de bons petits livres pour vous distraire, peut-être un peu de musique (pensez alors à stocker les piles en prévision) ou bien quelques conserves de plats cuisinés par un Chef étoilé [et néanmoins toqué], histoire de vous changer du poisson quotidien.
Madame de K., pour sa part voit beaucoup plus loin. Elle imagine ce que l'humanité emporterait s'il s'agissait de s'établir sur d'autres planètes, ce dont nous aurions besoin s'il s'agissait de nous installer durablement en un autre lieu de l'univers.
Et quoi de plus indispensable alors que ces contes et légendes qui peuplent notre imaginaire ? Encore faut-il d'abord pouvoir les transporter…

Chronique à venir !


Entretien avec Philippe Braye, créateur du Filaplomb
Lire, Ecouter, Voir : Comment est née l'idée de créer les éditions Filaplömb et d'opter pour ce format ?
Philippe Braye : C'est une longue histoire !
Mon projet a toujours tourné autour de la nouvelle et de la présenter dans un format 
qui serait le contraire du recueil. A mes yeux, le recueil de nouvelles ne met pas en valeur les textes courts.  D'autant plus que ce sont les éditeurs qui imposent aux auteurs d'avoir une sorte de "fil rouge" ou de thème commun pour constituer le recueil…
 J'ai étudié une première possibilité avec une distribution classique mais, du fait du nombre d'intermédiaire, cela obligeait a un prix trop élevé pour que cela soit tenable dans la durée. J'ai donc abandonné l'idée.
Puis, comme je cherchais à me former à la veille d'information en ligne, j'ai ouvert un premier blog  et c'est à partir de là que m'est venue l'idée de proposer les nouvelles directement en ligne.
 
J'ai travaillé d'abord avec un associé mais il a quitté le projet juste avant son lancement (février 2007).
 
J'ai donc refait le tout pour pouvoir le mener seul et voilà ! J'ai été graphiste-maquettiste pendant 17 ans et cela me permet d'être à l'aise pour concevoir les petits livres et bien sûr, je réalise moi-même les maquettes et la plupart des couvertures. a maison d'édition est la suite logique de mon parcours professionnel et de ma passion pour la nouvelle !
 
 
LEV : - Ne craignez-vous pas l'hégémonie des formats de poche habituels ?
P.B. : Non !
Même si je publie en petit format, il s'agit de textes originaux, des créations d'auteurs.
 Et je pense que ce sont avant tout les textes qui sont choisis par les lecteurs, par forcèment l'éditeur !
 
 
LEV : - A-t-il été difficile de créer cette maison d'édition ?
P.B. : Oui, trois fois oui !
Le parcours a été cahotique. La première étude, puis la version avec l'associé puis la recherche de capitaux, etc… J'ai même fait une collecte publique pour présenter le projet et obtenir le soutien d'autres blogueurs ! (http://capitalpublic.blogspot.com)
 
 
LEV : - Comment est réalisé le choix des livres à publier, et de façon plus générale, comment devient-on auteur des éditions Filaplömb ? Avez-vous un comité de lecture ?
P.B. : Il y a une adresse sur le site pour les auteurs. Je leur explique en retour les "normes" de la maison d'édition, notamment le gabarit de 4500 mots qui est la contrainte imposée par le format. Si cela leur convient, ils me proposent un ou plusieurs textes. Je les mets en page afin de les lire au format final et sur papier. En general, je suis le seul a lire et a decider d'une eventuelle publication mais il arrive frequemment que je demande un avis exterieur. C'est alors l'une ou l'autre de mes connaissances qui s'y colle pour me donner son avis.Le choix lui-même est difficilement explicable. C'est un équilibre entre le fond et la forme.Le style de l'auteur et le sujet abordé…

 
LEV: - Parmi les manuscrits reçus, combien sont retenus ? Quels conseils auriez-vous pour les auteurs sollicitant les éditions Filaplömb ?
P.B. : Euh… Je n'ai pas compté.
Comme ça, sans vérifier, je dirais que c'est à peu près un sur dix. Difficile de répondre aussi parce que je peux rencontrer deux ou trois très bons textes puis plus aucun de satisfaisant pendant plusieurs semaines…
Le premier conseil aux auteurs est de commencer par lire ce qui est déjà publié ! C'est un peu comme chaque éditeur, de manière plus ou moins volontaire, se crée une "ligne éditoriale". S'il n'adhère pas à ces choix, il me semble que nous ne partageons pas le même avis sur la nouvelle. En effet, à l'intérieur du genre, il y a une multitude de possibilité. Fredrick Brown, par exemple, n'a pas grand chose à voir avec Raymond Carver.Je serais plus du côté du second, c'est en tout cas mon souhait ! :-)

  LEV: - Avez-vous de nouveaux projets ? Recherchez-vous des mécènes ?
P.B. :Les éditions Filaplomb publie des nouvelles ET des textes courts. A côté des fictions vont apparaître des textes plus "documentaires". Ce pourra êre du pamphlet, des essais ou même des témoignages du terrain.
J'ai l'idée d'une série de "littérature géographique", c'est à dire d'un texte d'auteur à propos d'un lieu qu'il affectionne. Pas du tout du genre guide touristique mais vraiment dans la subjectivité, l'émotion écrite…
Je n'ai pas encore d'auteurs en lice mais je sollicite !(en fait, il y en a un en cours mais le texte est loin d'être achevé !). J'adorerais publier de petites BD mais il faut alors que des auteurs travaillent spécifiquement sur le format. Je pense que la contrainte, y compris le noir et blanc pourrait permettre de créer quelque chose d'intéressant !
 
 
LEV : - Quel regard portez-vous sur les difficultés auxquelles est confrontée l'édition actuellement ?
P.B : A mes yeux, il s'agit d'une mutation en cours et je ne suis pas très inquiet. Meme s'il est possible que le support evolue (la fin du papier ?), il y aura encore longtemps des lecteurs !
 

LEV : - Vous êtes présents sur le net, ainsi que vos auteurs. Qu'apporte, selon vous, l'arrivée su numérique dans le secteur du livre et de l'édition ?
P.B. : Dans mon cas, j'ai fait le choix d'internet du fait des petits livres afin de ne pas surcharger le prix de vente.
L'avantage d'internet est de permettre un lien direct entre l'éditeur (je veux dire la personne qui travaille en amont avec l'auteur sur l'évolution du texte), l'auteur et les lecteurs, ce qui permet les échanges. De même, la possibilité de pouvoir à tout moment dialoguer à propos d'un livre en particulier aussi bien avant de l'acquérir qu'après pour prolonger l'émotion éventuelle, sont des enrichissements du plaisir de la lecture.
 
 
LEC : - Je vous laisse conclure !
P.B. : A ma connaissance, il est inédit de proposer la nouvelle en tant que texte autonome. Enfin, le texte court peut trouver sa place dans la littérature et parmi les lecteurs. J'espère que les passionnés de nouvelles (auteurs et lecteurs) aussi bien que ceux qui ne connaissent pas encore se retrouveront autour de cette idée ! Le site des éditions Filaplomb (*) deviendra, j'espère, par les espaces ouverts aux commentaires, un lieu d'échange et de discussion autour des textes courts ! :-)


Filaplömb en bref :
Directeur : Philippe Braye
contact@filaplomb.fr
et pour envoyer un manuscrit : auteur@filaplomb.fr

http://www.filaplomb.fr

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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 18:02
- Publié dans : Monde du livre , des revues et des bibliothèques
Comment est réalisée une revue chez Milan Jeunesse ?
Ces cinq vidéos explicatives vous font  permettent de suivre :
- la conception d'une revue Alm@nak, revue papier et web pour les 8-12 ans, de sa création, 
- le choix des couleurs et la problématique d'une couverture attractive et du récit,
- la sélection d'un récit ou d'un auteur jeunesse chez Milan Presse ;
- l'élaboration des jeux  et des illustrations.





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