Un coup de coeur documentaire qui
nous replonge dans l'univers de ces métiers disparus, ces petits métiers d'autrefois, conté par la plume vive de Pierre Perret. Illustré de photographie de Brassaï, Doisneau, Atget, Ronis ...,
textes et photographies s'entremêlent dans un jeu de correspondance pour le plus grand plaisir du lecteur.
Ce centenaire est l'occasion de redécouvrir l'oeuvre de ce peintre surréaliste mexicain. Une peinture poétique,
mais également dure comme peut l'être la vie. En effet, les épreuves n'ont pas épargné Frida Kahlo. Après un dévastateur accident de tramway dont elle ne se remettra jamais physiquement, Frida
redécouvre pendant sa convalescence la peinture. Les opérations se succèdent et se considérant comme une charge pour sa famille, elle cherche à recouvrir son autonomie. Afin de ne pas perdre de
temps avec la peinture si elle n'est pas faite pour cela, elle demande son avis à un autre célèbre peintre mexicain, Diego Riviera, muraliste. Convaincu de son talent, elle évolue alors dans le
mileu de l'artiste. Partageant le même atelier et la même foi dans le communisme, ils se marient. Une vie conjugale qui sera trépidante, marquée par l'infidélité de Diego, celle de Frida,
l'impossibilité d'avoir des enfants, un séjour à "Gringolandia", la rencontre avec Trotski, un parcours artistique qui sort de l'ombre de son mari et la reconnaissance des Surréalistes menés
par André Breton. Le portrait d'une femme qui n'a jamais cessé de souffrir mais aussi de lutter, au caractère bien trempé ! Mais Frida est également un peintre reconnu de son vivant, qui verra
la mise en place d'une rétrospective de son oeuvre dans son cher pays natal, peu de temps avant sa mort. Petite anecdote qui illustre bien le tempérament et la force de Frida : le médecin lui
ayant interdit de quitter son lit - et donc ne pouvant assister à sa rétrospective - elle fera déplacer son lit au lieu d'exposition ... sans le quitter !
Parmi mes coups de coeur documentaires sur ce peintre, il y a la biographie de Frida Kahlo par Hayden Herrera,
qui montre bien son difficile et attachant parcours, son extrême force et sa sensibilité de femme loin d'être épargnée, qui se traduit dans ses toiles, souvent qualifiées de "dures", qui pour
certains ne sont pas esthétiques, mais tellement porteuse de sens et de douleur.A voir également le film qui en a été adapté :
Frida, de Julie Taymor, avec une excellente Salma Hayek, qui livre une composition tout en justesse. Une reconstitution fidèle, servie par une magnifique bande-originale
(superbe Burn It Blue de Caetano Veloso), et des trouvailles de toute créativité pour animer les toiles.
Frida
Hayden Herrera
LGF éditeur. Collection "Le livre de poche" N°4573
704 pages. 8€. ISBN : 2253145734
Pour une découverte plus rapide mais assez complète,
le N°512 de la collection "Gallimard Découvertes".
A lire également pour approfondir :
Diego et Frida
Jean-Marie Gustave Le Clézio
Edition Gallimard. Collection "Folio" N°2746
308 pages. 7.20€. ISBN : 2070389448
Frida Kahlo par Frida Kahlo
Edition Bourgois.
28€. ISBN : 2267019353
Pour découvrir son oeuvre, l'excellente, concise et
abordable édition Taschen :
Frida Kahlo
Andrea Kettenmann
96 pages. 6.99€. ISBN : 3822859427

Pour les enfants, aux éditions Palette :
Frida Kahlo.
Edition Palette. Collection "L'art et la manière.
17€. ISBN : 291571018X
A voir absolument sur le site de l'Histoire par l'image, de nouvelles études sur la représentation des conditions de travail des femmes et des
enfants au XIXe siècle dans la peinture et la gravure.
C'est un thème iconographique très riche dont le contexte historique est complexe. Petit (euh ?) rappel :
Femmes et enfants ont toujours travaillé : travaux des champs, travaux domestiques, ils ont toujours grandement contribué à l'équilibre économique des familles. Avec une Révolution industrielle
galopante, leur activité économique se déplace du noyau familial aux usines et mines.
Exclues des métiers prestigieux dès le XVIIIe siècle, le travail à l'extérieur étant associé à de la "prostitution"1, les conditions de travail des femmes ne cessent de
se dégrader au XIXe siècle. La main d'oeuvre bon marché est alors constituée de femmes et d'enfants dès l'âge de 6 ans. Les femmes sont consciencieuses et précises, les enfants
habiles et de petite taille ce qui est utile dans les galeries.
Seules trois corporations féminines ont "survécu" à la mainmise des hommes sur le travail féminin, même si celles-ci étaient dirigées par des hommes : les lingères, les boutiquières, les
limières-chanvrières. La vie est dure pour ces femmes et ces enfants : journées de travail qui débutent à 6h00 du matin pour finir à 18h00 le soir (en moyenne) avec une pause repas le
midi d'une heure (pain beurre sans eau !), travail de nuit, travaux physiques équivalents à ceux des hommes, travail à la mine ou dans des lieux surchauffés, salaires misérables ou absents
(2 francs pour un "adulte", 1 franc pour une femme,et de 45 à 75 centimes pour un enfant en fonction de son âge), maltraitance et chantages sexuels - pour les femmes -sont monnaie
courante.
Avec la mécanisation croissante, le nombre d'enfants-travailleurs décroit au profit du nombre de femmes. Malgré les progrés technologiques
rélisées, leurs condtions stagnent puis évoluent dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Cependant il faut garder en tête que les conditions sont variées : paysannes ou ouvrières, domestiques ou nourrices, ne font pas face aux même difficultés. Femmes bourgeoises ou femmes des
barricades de 1830 2, femmes de 1848 3, elles souhaitent toutes non pas un meilleur statut social, mais UN statut social quasi inextistant jusqu'à présent. « La
femme est une propriété que l'on acquiert par contrat ; elle est mobilière car la possession vaut titre; enfin la femme n'est à proprement parler qu'une annexe de l'homme... »
Balzac,Physiologie du Mariage.
Fin XIXe, leur travail est sur la voie de la reconnaissance et plusieurs lois améliorent sensiblement leur condition de travail : raccourcissement de la journée de travail à 11h00,
interdiction du travail de nuit et dans les mines et carrières, repos hebdomadaire, accès à l'instruction et ouverture des lycées aux filles (sans les matières classiques et donc sans
l'accès à l'Université) ... dans un climat partagé et souvent austère à ces changements. Autonomie et concurrence sont les fils rouges de l'histoire économique des
femmes. C'est sur cette fin de siècle que se lévent les passionarias du féminisme, à l'instar de Maria Desraimes, qui fonde son Association pour les Droits des Femmes.
Femmes au travail
Femmes à l'usine
Les métiers de rue des enfants pauvres
Le travail en atelier et en manufacture
L'enfance maltraitée
Vous pouvez découvrir sur le site Gallica de la BNF, le livre numérisé de Paul Leroy-Beaulieu (1843-1916) sur le
Travail des femmes au XIXe siècle
A lire également :
Les Femmes ont toujours travaillé
de Sylvie Schweitzer.
Editions Odile Jacob
330 pages. 24.40€. ISBN : 2-7381-1067-3
Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. Tome 4. Cauchemar à la scierie.
de Lemony Snicket.
Editions Nathan. Collection "Nathan Poche". 8-12 et +.
208 pages. 6.50€. ISBN : 2-09-250697-8



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Catalogue de
l'exposition De Cézanne à Picasso : chefs d'oeuvre de la galerie Vollard. Edition Musée d'Orsay / RMN. 56€.ISBN : 2-71185272-7. |
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En Ecoutant Cézanne, Degas, Renoir. Edition Grasset. 422 pages. 11.20€. ISBN : 2-246-16724-8. |
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Souvenirs d'un marchand de tableaux. Edition Albin Michel. 426 pages. 20€. ISBN : 978-2-226-15867-3. |
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Le Père Ubu à la guerre. Edition Mille et Une Nuits. 174 pages. 3€. ISBN : 2-84205-972-7. |
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