Dimanche 5 octobre 2008
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Publié dans : BD, Humour
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Trois bandes dessinées aux univers totalement différents, voici ce que je vous propose de découvrir aujourd'hui.
Tout d'abord,
Broderies, de Marjanne Satrapi, que l'on présente plus, depuis l'adaption cinématographique de son premier opus, Persépolis. Sur le thème de "Samovar et
confidences", trois générations de femmes iraniennes se retrouvent, alors que les hommes font la sieste, pour "ventiler leur coeur", c'est-à-dire, discuter ! et de préfèrence ... de leur vie
amoureuse. Séduction, mariage, sexualité, mariage forcé, duperie et déception ... toutes les anedcotes sont emplies d'humour, un tantinet impertinentes, parfois cinglantes, ces femmes
malmènent la gente masculine, mais juste ce qu'il faut pour vous donner le sourire aux lèvres - hommes et femmes - et réaliser un portait étonnant de ces femmes iraniennes, qui
maintiennent leur volonté d'indépendance, et mènent à leur façon leur résistance.
Le graphisme reprend celui de Persépolis, dans une forme plus libre, puisque la particularité de ce one-shot est qu'il n'y a pas de case ! A découvrir ...
Broderies,
L'Association. Collection "Côtellette"
136 pages. 15€. ISBN : 2-84414-095-5
La Boucherie vous
offre un tout autre style ! L'action se passe au coeur d'un village insulaire, où la vie s'écoule doucement. On y découvre Madame Lenoir, veuve habituée du Penalty, qui manque chaque jour de
se faire renverser par un jeune cycliste téméraire (qui rira bien, rira le dernier ... ) ; l'instituteur en "chômage technique", la moyenne d'âge de l'île étant guère celle d'une classe
primaire ; Lili, la femme du Boucher, douce et aimante ; le Boucher, également médecin à ses heures, dépressif car quelque peu las des gastroentérites et autres petites infections
banales qui n'apportent pas de pimentent particulier au quotidien.
Le coup de crayon de Thibault Poursin rappelle celui de Sempé, l'illustre papa du Petit Nicolas. Les personnages sont croqués avec beaucoup d'affection pour leurs
petits travers et n'en demeure pas moins attachants : que ce soit Madame Lenoir, toujours pleine d'attention pour son mari René ou le Boucher, austère et un brin bougon. Le sourire et le
rire est au rendez-vous dans cette bande dessinée sans prétention, mais véritablement réussie.
La Boucherie
Editions Les Enfants Rouges
128 pages. 13,50€. ISBN : 978-2-35419-005-7
Enfin je vous
invite à découvrir un manhwa (man-houa), une bande dessinée coréenne. Son auteur (ou manhwaga) est Kim Dong Hwa, excelle dans ce genre qui s'attache avant tout à l'expression poétique et au
lyrisme. La Bicyclette Rouge est donc une chronique de la vie quotidienne comme le veut ce genre, éloigné du manga. Ici point de super-héros aux super-pouvoirs fantastiques, mais un facteur. Car
la bicyclette rouge, c'est la sienne, celle avec laquelle il silonne le village de Yahwari et ses alentours, aux noms évocateurs "La maison blanche du chemin bordé de peupliers", "La maison
de la mamie aux gros mots"... Sous un trait naïf, King Dong Hwa dépeint de manière charmante ce village coréen, où les habitants se livrent généreusement et vivent en harmonie. La nostalgie
est en filigrane: celle d'un temps pù le courrier était avant tout un cadeau d'un être aimé, ami ou parent, plutôt qu'une somme de factures ; et où les contacts avaient avant
tout le charme et la chaleur de la plume plutôt que la voix du téléphone portable. Le genre du manhwa change radicalement de notre bande dessinée occidentale, ou de ce que nous
connaissons du manga ... Une découverte plaisante et rafraichissante.
La Bicyclette Rouge
Editions du Paquet
9.95€ chaque volume.
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Samedi 4 octobre 2008
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Publié dans : Littérature francophone
de Muriel Barbery
Je suis toujours dubitative face aux engouements universels. Face au phénomène 2007 qu'a représenté l'"Elégance du Hérisson", bombardé de prix l'année passée, il en est de même.
Ce roman nous plonge dans l'univers atypique d'une concierge de la rue Grenelle, bien évidemment "petite, laide, grassouillette", comme se doit être - paraît-il ! - toute concierge
digne de ce nom. Celle-ci, ignorée et méprisée, ignore et méprise également à son tour et c'est semble-t-il bien légitime. Se gardant de régenter cet immeuble aux habitants bourgeois,
elle endosse et joue son "rôle" de concierge avec scrupule et perfection ... dissimulant dans les moindres détails sa "véritable" nature : loin d'être un être de peu d'intérêt et
de peu d'éducation, celle-ci nourrit une égale passion pour la peinture flamande, le cinéma japonais ou Tolstoï ... Tout semble aller pour le meilleur des mondes, où tous semblent
s'ignorer et se mépriser cordialement, jusqu'à ce qu'un nouveau locataire et une petite fille suicidaire se lient d'une profonde amitié avec cette concierge atypique.
Telle une conversation au long cours avec le lecteur, la concierge Renée se livre dans une sorte de monologue intérieur, ainsi que Paloma, la petite fille riche suicidaire, un brin
arrogante également, bien sûre d'elle et vaniteuse à souhait, qui compte laisser en guise de legs son "Journal du mouvement du monde" et sa somme de "Pensées profondes", rien que ça ... Après une
première partie, qui se met en place en douceur, chacune se livrant, lentement, dans un autoportrait aux touches "impressionnistes", le roman prend un nouveau souffle, plus rythmé. Si la
plume de Muriel Barbery est maîtrisée, celle-ci s'offre quelques gourmandises (coquetteries ?) littéraires, mais l'indigestion guette. L'ensemble manque de teneur et de légèreté, l'écriture
reste inégale basculant et bousculant le lecteur dans un méli-mélo de mots inusités - et pour cause - et de tournures alambiquées. Les portraits, au lieu de dénoncer ces stéréotypes
clairement, forcent malheureusement le trait, ne s'avèrent guère convaincants et échouent à accomplir leur mission : car c'est bien cela la difficulté, à vouloir faire de cette
madame Renée, un être d'exception, les concierges n'en sont que d'autant plus brocardées. Quant aux autres personnages, ils ne s'en tirent guère mieux et récoltent le même
traitement manichéen : arrogance des bourgeois-riches-éduqués et haine-des-pauvres-incultes. Il est dès lors difficile de s'attacher à Renée et Paloma, dont on retient avant tout leur aigreur et
leur suffisante conviction en leur supériorité ... L'Elégance nous offre quelques - belles mais peut-être trop convenues - reflexions sur la Beauté dans l'art et dans la vie,
malgré une fin à la dérobade et un peu faible. Une lecture qui, pour ma part, a demandé beaucoup de persévérance, et pour laquelle je retiens, quelques brefs éclats, trop rares pour
m'épargner un sentiment de labeur.
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Vendredi 3 octobre 2008
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Publié dans : Développement durable & Ecologie
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Regards croisés sur le développement durable."
Tel est le temps fort de cette édition de Lire en Fête 2008 que propose la Médiathèque de Saint-Médard en Jalles, et ce, jusqu'au 30 octobre.
Trois expositions vous permettront de nourrir votre réflexion tout en admirant les dix illustrations doubles du livre "Je serai les yeux de la terre", prêtées avec l'autorisation exceptionnelle
de l'éditeur, une exposition de planches photographiques de Yann-Arthus Bertrand, "Le développement durable" ainsi que l'exposition "La Terre est ma couleur", créée par les
Editions Rue du Monde sur l'oeuvre de l'illustrateur Zaü.
A ne pas manquer, le 21 octobre : la Médiathèque a le plaisir d'accueillir Zaü toute la journée. A cette occasion, une vente dédicace sera organisée par la Librairie Oscar Hibou.
En partenariat avec les Editions Rue du Monde, la BDP et le CDDP de la Gironde.
A découvrir également :
Biographie de Zau
Une présentation des Editions Rue du Monde
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Dimanche 28 septembre 2008
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Publié dans : Linguistique
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Cauchemar ou bons souvenirs, à vous de choisir. Pour certains les dictées évoquent un véritable chemin de crois dans la langue de Molière, pour d'autres un exercice amusant, une
occasion de briller. Quoiqu'il en soit, toutes les classes de France, résonnent aux sons de ces dictées. Pourtant elles furent et peuvent être l'occasion de découvrir quelques
belles pages de notre littérature, et pourquoi pas de rêver ... Si, si ... Ces Cent dictées de notre enfance sont un voyage au fil des quatres saisons des écoliers, où se
bousculent Daudet, Lavisse, Zola, Hugo, Gauthier, Maupassant, Chateaubriand et bien d'autres écrivains à la plume exigeante, la syntaxe rigoureuse et le vocabulaire florissant. L'occasion pour
toute la famille de se retrouver autour des dictées du certif, et pourquoi pas d'un concours improvisé ! Agréablement illustré de comptines, de gravues et d'anciens clichés, vous y retrouvez tout
l'univers des classes d'après-guerre au charme désuet des plumes sergent-major.
Cent dictées de notre enfance
Albine Novarino / Michel Maöfiss. Editions Omnibus.
69 pages. 27€. ISBN : 2-258-07047-3
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Dimanche 28 septembre 2008
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Publié dans : Littérature francophone
Difficile exercice que d'écrire un récit de voyage. Encore plus difficile lorsqu'il s'agit d'éviter les
poncifs habituels. Ici celui du finistérien Hervé Bellec est irrésistible par son humour truculent et la vivacité de sa plume, menant son récit à bon train ... de Brest à Vladivostok, via
Paris et Moscou, of course.
Croquant à merveille l'âme salve de ses compagnons de route et toute l'atmosphère décalée et hors normes de ce mythique Transsibérien, parfois acide, souvent cocasse mais toujours
affectueux, il nous plonge avec brio dans cette folle épopée, à travers un pays que nous avons bien souvent peine à comprendre.
Résumé de l'éditeur:
Récit d'un périple de quinze jours à travers la Sibérie, à bord du Transsibérien. Parti de Brest, l'auteur retrace chaque étape de son voyage depuis Roissy jusqu'à Vladivostok en passant par
Moscou, l'Oural, la taïga, le Baïkal ou encore le fleuve Amour. Il évoque aussi bien Yulia sa compagne de voyage que le wagon-restaurant ou encore Blaise Cendrars.
Une critique détaillée est à paraître dans la revue In-Fusion N°3 consacrée au voyage.
Les Sirènes du Transsibérien
Hervé Bellec
260 pages. 24€. ISBN: 2-915002-25-6
A découvrir également :
Le site des éditions Géorama : http://www.georama.fr/
Le site de Hervé Bellec : http://myspace.keonnected.com/mbellec/fr/index.html
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Vendredi 19 septembre 2008
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Publié dans : Cuisine et jardinage
Difficile de savoir les accomoder avec originalité, elles font partie de notre quotidien et pourtant savons-nous leur donner la fantaisie et l'éclat qu'elles
méritent ?
Patates est LA solution. Purées, salades, frites, gratins, desserts ... toutes les façons de cuisiner et d'accomoder cette racine qui connut une histoire mouvementée sont
illustrées par des recettes classiques, mais également d'autres plus créatives ... de quoi remercier M.Parmentier !
"Tout un Plat" est une collection gastronomico-ludique propose d'autres titres consacrés aux viandes (boeuf, agneau, porc ...), aux légumes et fruits (citrons ...), produits de la mer (moules,
crevettes ...) et repas sur le pouce à préparer (pizzas, burgers ...).
Et pour les amoureux du thé, ce coffret vous fait découvrir l'histoire du thé ainsi que ses différentes saveurs. Deux beaux livres à parcourir avec plaisir, en dégustant, cela va de soit, ledit
breuvage.
Patates de Paul Gayer
Editions de l'Homme. Collection "Tout un Plat"
174 pages. 22€. ISBN : 2-7619-1751-0 http://www.edhomme.com/fr/
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Thé de Christine Dattner et Sophie Boussabah
Editions Flammarion
174 pages. 33€. ISBN : 2-08-201520-3
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